Aux deux propositions que le premier secrétaire du parti socialiste a formulées à l’occasion de ses vœux, concernant la formation professionnelle et le contrat de reclassement, et auxquelles je souscris sans réserve, je veux formuler une troisième proposition concernant la défense de l’emploi : Il s’agirait d’offrir aux salariés la possiblité de demander, par la voie de leurs représentants, que tout plan de licenciement, pour motifs boursiers, s’accompagne d’une réflexion sur une réduction de la masse salariale se fondant sur le principe des facultés contributives. Cette procédure pourrait concerner les entreprises de plus de 500 salariés.

En d’autres termes, la réduction de la masse salariale devra se faire, après concertation avec les organisations syndicales, au prorata du niveau de rémunération des salariés. C’est l’application dans l’entreprise d’un principe de solidarité : à celui dont le salaire est le plus élevé de le réduire proportionnellement le plus, dans un plafond qui pourrait être établi à 30 % du revenu le plus élevé.

Cette protection de l’emploi et des rémunérations les plus faibles permettrait dans certaines circonstances de préserver des emplois et d’éviter les situations intolérables où des entreprises licencient au moment même où la rémunération du PDG augmente comme cela s’est vu, alors même que celle-ci représente plusieurs centaines de SMIC.

La proposition mérite naturellement d’être travaillée. A cet égard, votre avis m’intéresse. Merci de vos commentaires.