Ce recul du nombre des bénéficiaires ne répond en aucun cas aux demandes des territoires, et laisse présager de difficultés importantes. De nombreuses actions menées dans les communes risquent donc d’être interrompues. De plus, il existe une certaine incohérence dans les choix des territoires, puisque 12 d’entre eux, pourtant bénéficiaires d’opération de renouvellement urbains soutenus par l’ANRU, ne seront pas couverts par un CUCS. Par ailleurs, l’Etat restreint ses thématiques d’intervention, et aucune opération d’investissement n’aura lieu dans le cadre des CUCS. Enfin, par la décision de ne retenir que 69 quartiers sur les 238 proposés par les territoires, l’Etat revient sur la politique partenariale qui permettait une définition commune des territoires et des objectifs de la politique de la ville. En l’état, la mise en oeuvre de ces Contrats Urbains de Cohésion Sociale marque donc une rupture dans la politique de la ville et remet en cause la solidarité urbaine.

Vœu

Le Conseil Régional condamne les Contrats Urbains de Cohésion Sociale tel que le gouvernement les propose. Il demande au gouvernement de revenir sur ses choix pour proposer une politique de la ville plus en phase avec les impératifs de solidarité urbaine qui doivent plus que jamais être son objectif. Il souhaite notamment que les territoires retenus pour bénéficier de cette politique soient plus proches des demandes du terrain et que perdure la notion de partenariat et de construction collective des projets (entre l’Etat, la commune ou l’agglomération, le Département, la Région) qui était au coeur de la politique de la ville depuis 25 ans.