On m’y décrit notamment comme « une jeune pousse pragmatique »… parce que j’ai présenté ce blog comme un instrument de campagne, et non comme un journal intime.

Je reconnais bien volontiers que c’est un exercice très difficile que de trouver l’équilibre entre parole politique et bavardages privés, le tout en offrant une image juste de soi.

J’ai néanmoins très envie de parvenir à tenir ce blog dans toutes les règles de l’art car je suis convaincue que cela fait vraiment partie d’une nouvelle manière de faire de la politique, et que cela peut contribuer à installer une autre relation avec les citoyens.

C’est difficile aussi parce que j’ai peu de temps à y consacrer, et que j’ai toujours en tête le souci d’exprimer d’abord ce qui me paraît le plus essentiel dans l’action politique, c'est-à-dire les idées, les convictions, les engagements, le programme et les résultats obtenus par telle ou telle initiative que j’ai pu prendre.

Après tout, je mène une campagne électorale, et j’ai le sentiment d’avoir une profonde responsabilité à l’égard de ce que je dis, ou ne dis pas, en public. J’ai une responsabilité particulière dans ce que j’écris sur ce blog parce que j’engage bien plus que ma seule personne. Et puis, je préfère dire franchement les choses telles qu’elles sont : en temps de campagne, un blog de candidat sera toujours aussi un outil de communication. Je le vois bien, moi qui tenais un blog avant d’être candidate.

chez moiJe crois enfin qu’à tout prendre, l’étalage d’une fausse intimité pour se construire artificiellement une image est bien pire qu’un peu trop de retenu dans les propos, même dans un blog.

Mais je fais des efforts. Comme vous l’avez constaté, je dispose désormais de deux espaces d’expression différents sur Internet : un site de campagne proprement dit, et ce blog.

Je réserverai donc maintenant ce blog à une parole plus personnelle et à des informations de circonstances qui pourront aider chacun à se faire une idée plus juste de ma personnalité.

Je suis sûre, si j’en crois la référence citée dans Le Progrès, que je peux apparaître dans mon blog au moins aussi humaine et sympathique qu’Alain Juppé dans le sien…

Allez, une première info sur ce que je prévois de faire demain soir, et qui n’a pas de rapport direct avec ma vie de candidate :

Rencontre avec Milana Terloeva, le mercredi 13 décembre à 19 heures.

Je vais essayer de me libérer pour aller à cette rencontre organisée à la bibliothèque du 4e arrondissement avec Milana Terloeva, l’auteur de « Danser sur les ruines ».

Milana Terloeva, qui a 26 ans, y raconte son adolescence en Tchétchénie ainsi que l’histoire de son pays. Toute la presse avait été très élogieuse à la sortie du livre, et je suis très curieuse de rencontrer cette jeune femme de ma génération qui a connu l’horreur de la guerre en plein cœur de l’Europe, et qui a choisi notre pays pour continuer ses études et se construire un avenir. Comment voit-elle son avenir ? Comment voit-elle notre avenir ?

La discussion aura lieu en présence de Jeannette Colombel, Résistante lyonnaise pour qui j’ai la plus grande admiration, Raphaël Glucksmann, de l’association Études sans frontières, Jean-Jacques Hollard, membre du Comité Tchétchénie de Lyon et de Claude Burgelin, professeur émérite de littérature à l’université Lumière-Lyon 2.

La nouvelle bibliothèque du 4e est située 12, rue de Cuire, à la Croix-Rousse.

  • Présentation de l’auteur et de la rencontre:

http://php.bm-lyon.fr/phpmyagenda/infoevent3.php3?id=326

  • La biographie de Jeannette Colombel :

http://auteurs.arald.org/print/Colombel1920.html

  • Le Comité Tchétchénie de Lyon :

www.comitetchetchenie.org

  • L’association Etudiants sans frontières :

www.etudessansfrontieres.org