Au total, 6 pages de chiffres et d’hypothèses qui essayent de tenir compte des nombreuses incertitudes qui pèsent sur l’identité des candidats qui se présenteront effectivement au suffrage des électeurs.

Pour l’instant, une seule chose paraît acquise : j’affronterai bien la droite en juin prochain avec une chance réelle de remporter la bataille qu’il s’agisse de Christian Philip, de Dominique Perben… ou des deux, l’un suppléant de l’autre, l’un contre l’autre, l’un malgré l’autre, l’un à cause de l’autre, ou vice-versa.

Dans toutes les hypothèses, je suis créditée de 28% des intentions de vote au premier tour. « Une belle performance » estime le journaliste, d’autant plus que l’enjeu est encore loin, que la campagne ne fait que commencer, et qu’auparavant, les élections présidentielles risquent de changer fortement la donne.

Au second tour, dans l’hypothèse d’une triangulaire, je remporterais l’élection avec 39% de suffrages. Dans les deux autres cas de figure, les scores seraient assez serrés puisque je réaliserais 44 % contre Dominique Perben avec 56 %. Rappelons que la circonscription avait été remportée par l’UMP en 2002 avec 64,5 % des suffrages.

Bref, j’ai pensé que ces quelques chiffres pouvaient intéresser celles et ceux qui suivent ma campagne, mais rassurez-vous, je ne suis pas devenue une maniaque des sondages d’opinion. J’avais déjà bien perçu l’ensemble de ces tendances auprès des habitants que je rencontre tous les jours, et je sais trop que là n’est pas l’essentiel.

Une des leçons, que je tire quand même de ces prévisions météorologiques, c’est qu’un très grand nombre d’électeurs se décideront en fonction des projets et non, par un vote automatique acquis de toute éternité pour tel ou tel parti, quel qu’en soit le représentant.

Ce temps-là est bien fini et, en dépit de quelques idées reçues, les citoyens de la 4e circonscription ne font pas exception.

Cette campagne électorale, je la mènerai donc avec mes idées, mes valeurs et un vrai projet à défendre à l’Assemblée Nationale.

Je laisse bien volontiers à d’autres les considérations stratégiques sur la nécessité du rassemblement, la nature exacte des accords passés à Paris, l’opportunité ou non de transformer cette élection en test avant les municipales ou encore les exigences d’un destin personnel à accomplir.