Reconnaître la mission fondamentale des enseignants

  • Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif, pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
  • Reconnaissance de la valeur des enseignants de la qualité de leur engagement au service des élèves et de l’école. Les enseignants sont en première ligne face aux légitimes inquiétudes des parents, aux souffrances des élèves et à leur découragement.
  • Refus de la violence à l’école. Aucune atteinte à l’autorité des enseignants ne sera admise. « La puissance publique se tiendra en toutes circonstances à vos côtés » a déclaré Ségolène Royal. La République du respect commence à l'école.
  • Garantir à l’éducation la pérennité de ses moyens : rétablissement pour la rentrée 2007 des moyens qui ont été retirés à l’école. Stabilisation des moyens de l’école pour la durée de la législature. On revient sur les suppressions de postes annoncées par le gouvernement.
  • Améliorer les conditions de travail et la formation des enseignants. Ségolène Royal souhaite que cette dimension soit prise en compte sans attendre dans tous les projets de nouveaux établissement.
  • Stabilité dans la durée des moyens financiers et humains investis à l’école, dans le primaire et dans le secondaire. A cet égard, il peut être utile de rappeler que la loi de finances pour 2007 a prévue 5000 suppresions de postes et que les 1000 postes d’enseignants supplémentaires prévus dans les collèges récemment labellisés « ambition réussite » ne seront pourvus que par redéploiement. La droite, en cinq ans, a détruit 125 000 emplois de professeurs, d’aides éducateurs, de médecins scolaires et de surveillants.


S’attaquer à l’échec scolaire à la racine

  • Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans. Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle.

Ségolène Royal

  • Les inégalités dans la réussite scolaire se jouent au plus jeune âge : Le nombre de mots compris par un enfant à l’entrée du cours préparatoire peut varier, suivant l’origine familiale, de 600 à 1 800 mots. Le taux de redoublement en CP varient fortement selon le niveau social des familles : il y a un très fort déterminisme social dans la réussite scolaire dès les premières années de l'enfance.
  • L’accès au mode de garde est inégalitaire. Les enfants pauvres n’ont pas une égalité d'accès aux modes de garde collectifs ou individuels, ils sont en général gardés par leur mère ou la famille. (pour de plus longs développements, vous pouvez lire mon billet sur ce sujet (lire)
  • Une scolarisation précoce pour garantir une meilleur égalité des chances.


Réaliser la promesse républicaine d’égalité scolaire

  • Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.

Cartes et Tracts* Le montant des réductions d’impôt accordées pour les cours particuliers, qui par définition ne bénéficient qu’aux familles imposables, représentent un montant supérieur aux crédits alloués pour les ZEP, c'est la situation actuelle.

  • Un soutien scolaire individualisé gratuit offrant un surplus de rémunération pour les enseignants.
  • Un inégalité dans l’accès aux cours particuliers est aujourd'hui manifeste, Ségolène Royal propose de mettre fin à cette discrimination par l’argent. La gratuité du soutien scolaire aura un impact positif sur la réussite scolaire. C'est une véritable révolution éducative.
  • Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire.
  • Des moyens supplémentaires pour les établissements qui en ont le plus besoins : il y a un effet positif reconnu (cf les études de Davaillon, Nauze-Fichet, Piketty) du ciblage des moyens : une réduction du nombre d’élèves par classe donne des résultats positifs sur les résultats scolaires. On accentue la logique d’éducation prioritaire en même temps qu’on conduit une réflexion critique sur l’existant.
  • Des établissements ont davantage besoin de soutien que d’autres, et l'Éducation nationale doit avoir l’audace de rompre avec les approches uniformes, elle doit pouvoir favoriser des pédagogies sur mesure, du soutien individualisé en favorisant le travail en équipe et l’expérimentation. Il y aura plus de moyens pour permettre cette individualisation du parcours scolaire.
  • Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire.
  • La carte scolaire est un outil au service de la mixité sociale qui est un des déterminants de la réussite scolaire : l’objectif ne change pas, on cherche à éviter les effets d’évitement de certains établissements et la constitution d’établissements ghetto. Proposition notamment inspirée de l'expérience de Renne et ses écoles : un découpage en camembert centre ville+périphérie qui assure la mixité sociale.
  • Renforcer la présence adulte dans les établissements y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes.
  • Améliorer le taux d’encadrement des jeunes et offrir une disponibilité accrue des adultes pour aider les élèves et les enseignants.
  • Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus. L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre-ville.
  • On ne se contente pas d’organiser la fuite des cerveaux de nos banlieues, on dit que l’excellence a droit de cité partout. On apporte aussi l’information dans les établissements parce que pour penser à faire une prépa encore faut il savoir que cela existe.


Epauler les parents en difficulté

  • Créer des emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité.
  • L’implication des parents dans l’institution scolaire est un des facteurs de la réussite des enfants. Ségolène Royal propose une école dans laquelle les parents ont toute leur place. Il est très important d’impliquer les parents et de les aider à assumer leur rôle face à la difficulté parfois à exercer l’autorité. En outre, les familles défavorisées sont souvent plus éloignées de l’institution scolaire. On le mesure notamment dans leur participation aux associations de parents d'élève qui augmente avec le niveau de revenu. Tous les parents doivent pouvoir se sentir investis dans la scolarité de leurs enfants.


Donner à notre Université les moyens de l’excellence

  • Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence. En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…).

Avec Arnaud Montebourg* Le niveau actuel des dépenses place notre pays dans une situation défavorable au regard des autres pays de l’OCDE. La France consacre ainsi 1,1 % de son PIB au Supérieur contre 2,4 % aux Etats-Unis, 1,9 % au Canada ou 1,7% en Suède. Les conditions de travail des étudiants s’en ressentent : amphis surchargés, taux d’encadrement faibles, sous équipements manifestes. Les résultats scolaires aussi, 25 % des étudiants effectuent effectivement leur DEUG en deux ans !

  • passer d’une économie d’imitation à une économie d’innovation porteuse de croissance, il faut dépenser plus pour l’enseignement supérieur.
  • Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
  • De nombreux auteurs considèrent ainsi que le déroulement même de la procédure d’orientation en troisième est un fort déterminant de la reproduction des inégalités sociales notamment du fait d'un manque d'information sur les cursus. Le système scolaire ne semble pas suffisamment corriger cette situation.
  • Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
  • La précarité en milieu étudiant, les difficultés de logement, l’inégalité dans l’accès aux soins sont des réalités tangibles. Si la population couverte par le système d’aide sociale a cru de façon importante depuis 1998, le niveau actuel des bourses demeure faible et en tous les cas insuffisant si l’on en croit le développement du salariat étudiant à concurrence des études. L'accompagnement social des étudiants est un élément important du pacte présidentiel.
  • Cette précarité sociale qui pèse sur la réussite scolaire, n'est pas réservée aux étudiants, Des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents vivent chez eux une misère sociale et culturelle. Comment bien préparer ses devoirs quand le bruit empêche la concentration, quand l’enfant partage sa chambre avec plusieurs frères et sœurs, quand il doit dormir dans la pièce commune ? Comment demander l’excellence à des enfants qui ont mal dormi, mal ou trop peu mangé ? Là aussi, pour Ségolène Royal, c’est le rôle de la puissance publique d’agir. C'est pour cela que la politique scolaire est indissociabledes politiques de la ville et avec les politiques du logement social et de la mixité urbaine. C’est pourquoi la priorité donnée au logement social est aussi à la source de la lutte contre les inégalités scolaires ».
  • En contre partie, les étudiants ont une obligation de soutien scolaire auprès des élèves en difficultés selon une logique gagant gagnant. C'est ce que j'appelerai aussi une forme d'éducation à la solidarité.


L'apprentissage comme filière d'excellence

  • Pour Ségolène Royal, le pacte de la réussite éducative, consiste à refuser que la vie d’un adolescent soit déterminée à quatorze ans dans l’apprentissage. Ce qu'elle souhaite, c’est insérer l’apprentissage dans le parcours scolaire, c’est initier tous les collégiens au travail manuel et à toutes les formes d’intelligence. Toutes les formes d’intelligence conceptuelle, concrète, sensible, manuelle s’imbriquent et se nourrissent l’une de l’autre. L'excellence doit avoir sa filière manuelle. Il faut en finir avec ce que l'orientation scolaire peut avoir de brutale


Pratiques sportives et loisirs culturels

  • un plan aussi pour les arts à l’école, de la maternelle à l’université, c’est un enjeu majeur, Ségolène Royal prend l'engagement que tout enfant de ce pays ait droit non seulement à l’alphabétisation culturelle, mais à l’initiation à un art.
  • le budget des sports sera doublé, en outre, les moyens qui ont été retirés à l’UNSS seront rétablis parce que les enseignants ont le droit de se voir reconnaître le travail sportif en périscolaire, de même que le retrait de 70 % des postes au CAPES d’éducation physique et sportive seront rétablis.
  • Il y a un impact favorable sur la réussite scolaire de l'accroissement de l'offre de loisirs culturels et sportifs


Inventer réellement la formation tout au long de la vie

  • la création d’un compte éducation-formation Chacun disposera à la fin de la scolarité obligatoire de ce compte, et qui sera d’autant mieux doté que la formation initiale aura été insuffisante. C'est aussi l'égalité des chances tout au long de la vie, tout ne saurati être joué à 18 ans !
  • l’inscription dans le contrat de travail de périodes de formation Celles ci seront négociées naturellement par les partenaires sociaux. Par ailleurs, la Sécurité sociale professionnelle comprendra des périodes de formation professionnelle rémunérée lorsque les salariés perdent leur emploi parce que cette formation n’est plus adaptée au marché de l’emploi.