Elle porte l'avenir de notre pays
Par Najat, vendredi 4 mai 2007 à 13:54 :: General :: #62 :: rss
A la veille du second tour, je veux m’adresser à vous avec sincérité, comme je crois l’avoir toujours fait sur ce blog où vous le savez, j’ai fait le choix de la transparence en laissant toutes les opinions s’exprimer. Je remercie d’ailleurs tous ceux qui ici ont accepté de dialoguer et qui continueront de le faire j’en suis certaine. Je considère que c’est dans le débat sur les idées que s’instaure le progrès.
A quelques jours d’une échéance électorale importante, qui nous engage pour un quinquennat, mais plus encore pour des générations, je vous adresse ces quelques mots.
La génération des responsabilités
Je n’ai pas trente ans et comme les gens de ma génération, née après les Trente Glorieuses, je n’ai, à quelques exceptions près, sous Michel Rocard et Lionel Jospin, jamais connu ni la croissance, ni le plein emploi. Je comprends le désespoir de beaucoup et en particulier de ces 150.000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans qualification et qui, deux ans plus tard, connaissent encore un taux de chômage de plus de 40%. Sont-ils tous ces profiteurs, ces fainéants, ces assistés que Nicolas Sarkozy dénonce ? Je ne le pense pas. Je sais le prix de l’effort car rien ne m’a été donné et que si la vie m’a parfois souri, j’ai aussi beaucoup travaillé. J’ai la plus grande admiration pour la France qui entreprend, qui innove, qui prend des risques, que cette France se lève tôt ou qu’elle se couche tard. Mais je sais aussi, et les nombreuses rencontres faites durant cette campagne me l'ont confirmé, que les mots "école républicaine", "protection sociale" ou "solidarité nationale" ne sont pas des vains mots ou des formules incantatoires, mais ce qui rend possible l’épanouissement scolaire, professionnel, personnel, l’égalité des chances, l’ascension sociale. Je sais que nous avons chacun des responsabilités vis à vis de nos concitoyens et que l’Etat a évidemment lui-même des responsabilités. C'est le sens de notre contrat social.
Depuis des années et aujourd’hui encore, nous entendons les justes mises en garde des politiques, des intellectuels, des chercheurs sur l’héritage qu’on laisse aux générations futures, qu’il s’agisse de la question du réchauffement climatique, de la dette publique, de la question des retraites ou du vieillissement de la population avec ce que cela implique au plan économique et social. Nous y sommes ! ces générations à venir sont là, c’est en particulier la mienne qui aura à assumer tout cela, c’est vous dire le haut degré de conscience qui est le mien lorsque je défends le pacte présidentiel. C’est dire le haut degré de conscience de la jeunesse des responsabilités qu’elle aura à assumer. Ce n’est pas un hasard si le vote des jeunes s’est très majoritairement porté sur Ségolène Royal au premier tour.
La jeunesse ne veut renoncer ni à la promesse républicaine d’égalité, ni au rêve de la fraternité et en même temps elle ne vit dans la nostalgie d’aucun âge d’or, n’épouse par principe aucune querelle de ses aînés, elle n’a connu ni Mai 1968, ni la guerre d’Algérie, elle est une génération libre, c’est peut être là son privilège le plus précieux, c’est un peu ça la « grâce de la naissance tardive » pour paraphraser le Chancelier Gerhard Schröder.
Cette jeunesse là, elle est européenne de naissance, elle a tous les visages de la France, elle refuse d’opposer les Français les uns aux autres, cette jeunesse veut sortir de l’affrontement bloc contre bloc, rejette le dogmatisme stérile et veut avoir droit à la parole. Elle s’offusque des inégalités croissantes ou des « primes d’incompétence » de certains grands patrons, mais elle salue aussi les réussites individuelles et l’esprit d’entreprise. Cette génération veut la réconciliation de l’économique et du social, des Français et de l’entreprise, mais elle veut aussi une croissance juste et durable qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Cette génération nourrit encore des idéaux, elle rêve de paix, de fraternité et de prospérité.
Nous sommes à un tournant de notre histoire. Sur ce blog, comme dans les meetings ou dans les médias qui ont bien voulu m’inviter, j’ai cherché à approfondir un certain nombre de sujets et de propositions du Pacte présidentiel ; je l’ai fait avec le plus de simplicité et de clarté possible. Vous en avez beaucoup débattu.
Je voudrais revenir sur certains points de cette campagne et sur certains des enjeux de dimanche.
Ce que les Français ont entendu fait mal
J’ai entendu dans cette campagne des mots qui stigmatisent, qui humilient, qui blessent. Les rappeler à son auteur ne me paraissent pas relever de la caricature, mais d’un simple esprit de responsabilité. Ces mots pour expliquer nos maux, je les ai entendus dans la bouche de Nicolas Sarkozy.
Tout dans ses mots, dans ses actes, dans ses propositions témoigne d’une lecture « ethniciste », sans précédent dans l’histoire de notre République, des rapports sociaux.
Les abus de langage du candidat UMP assimilant les jeunes des banlieues à des racailles, les raccourcis sur l’immigration, l’excision, le mariage forcé et l’égorgement des moutons, les amalgames entre promotion de l’égalité et prévention de la délinquance qui font des victimes de la discrimination des délinquants en puissance, le soutien affiché aux statistiques ethniques à usage policier, la promotion d’un ministère de l’immigration, ou plutôt de l’humiliation et de l’identité nationale qui n’a pour objet que de désigner à la vindicte des boucs émissaires et fait frémir même Simone Veil, ou la reprise d’un slogan historique du front national, « la France tu l’aimes ou tu la quittes » ont de quoi inquiéter.
Et puis il y a ces propos nauséabonds tenus à Michel Onfray sur les explications génétiques de la pédophilie et du suicide des jeunes.
C'est un sujet trop grave dont les conséquences politiques, à quelques jours de l'élection présidentielle, sont trop lourdes pour être balayées d'un revers de main comme a tenté de le faire le candidat UMP.
Il y a enfin ce curieux regard sur l'histoire de la France et notamment sur la seconde guerre mondiale qui fait dire à Nicolas Sarkozy que « la France n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni cédé à la passion totalitaire ». Sans aucun doute la France n'a-t-elle pas à rougir de son histoire, mais à force de relire notre histoire sans honte, Nicolas Sarkozy s'est arrangé avec la vérité. Or l'honneur de la République c'est de regarder notre passé sans honte ni orgueil, mais telle qu'elle a été.
La constance et la cohérence de ses opinions dans ce domaine depuis de très nombreuses années montrent bien qu'il ne s'agit en rien d'une "boulette" de campagne, mais bien du socle de son programme idéologique. Un programme profondément réactionnaire et anti-humaniste qui n’est l’héritage ni de de Gaulle, ni de Chaban Delmas, ni même, de Jacques Chirac, qui n’a jamais été sur le terrain de l’extrême droite et n’a jamais flirté avec le front national.
Les réactions sidérées et inquiètes des scientifiques, des responsables religieux, des intellectuels et de la plupart des politiques de notre pays ne peuvent être tenus pour de vaines polémiques politiciennes.
La vérité est que Nicolas Sarkozy est le tenant d'un ultra-libéralisme bien compris, celui du laisser-faire et du laisser-aller.
Avec lui, ce seront toujours les mêmes qui s'en sortiront, toujours les mêmes qui seront abandonnés à ce qu'il croit être leur destin de perdants. Ce n’est pas ma conception de l’égalité républicaine !
Un programme qui m'inspire des craintes
Faut-il réduire Nicolas Sarkozy à cela ? Certainement pas. Alors qu’en est il de son programme ? Peut on croire à la promesse de gagner plus en travaillant plus quand 9,8 millions de Français souhaitent simplement travailler un peu, que près de 50% des heures supplémentaires autorisées ne sont pas utilisées et quand avec le bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy propose aux plus hauts revenus de travailler moins pour gagner autant ou de travailler autant pour gagner plus ? Drôle de façon de promouvoir la valeur travail !
Ne peut on pas craindre pour l’universalité dans l’accès aux soins (13% des Français renoncent déjà à se soigner pour des motifs financiers !) lorsque le candidat propose avec la franchise de soin d’accroître les déremboursements et donc de fait d’instaurer une médecine à deux vitesses, tout en s’engageant dans la voie de la privatisation de fait de la sécurité sociale ?
Qu’attendre d’une discrimination positive qui renvoie chacun à ses particularismes et qui se contentera d’organiser la fuite des cerveaux de nos banlieues et d’entretenir le communautarisme quand une ascension sociale de masse est nécessaire et qu’il faut unir les Français entre eux ?
Quelle réussite éducative attendre avec la suppression pure et simple de la carte scolaire, c’est-à-dire de l’exigence de mixité sociale, avec la suppression des ZEP, c’est à dire du ciblage des moyens sur les établissements en difficulté et avec la sélection à l’entrée des Universités : il demeure pour le candidat UMP cette surprenante conviction qui transpire dans son programme : aide toi et le marché t’aidera !
Qu’attendre de l’Europe quand Nicolas Sarkozy propose d’adopter par voie parlementaire un traité que les Français ont rejeté par référendum ?
Quel retour des services publics dans les quartiers ou en milieu rural attendre quand on propose sans autre explication de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, comme si les fonctionnaires étaient une charge improductive qui ne contribuaient pas à la compétitivité des territoires et donc de notre économie ?
Nicolas Sarkozy, comptable de rien ?
Nicolas Sarkozy n’est-il, par ailleurs, comptable de rien ? n’a-t-il vraiment aucune responsabilité dans le bilan du gouvernement de MM Raffarin et de Villepin dont il a été ministre de l’Intérieur et ministre de l’Economie et qu’il a soutenu sans réserve durant cinq ans comme chef de majorité parlementaire ? La suppression de la police de proximité, l’augmentation des violences contre les personnes, des violences urbaines et du nombre des mineurs impliqués ne sont-elles pas aussi une part de son bilan ? Nicolas Sarkozy n’est-il pas comptable de la baisse des crédits de la recherche et de l’Université, de la suppression de 125.000 postes d’enseignants, d’aides-soignants, d’éducateurs ou de la fin du programme Handiscol qui laisse de nombreux enfants handicapés hors de l’école ? N’a-t-il véritablement rien à voir avec le CPE et le CNE qui ont précarisé l’emploi et fragilisé la situation des salariés, rien à voir avec la stagnation du pouvoir d’achat et des salaires ou dans la débâcle d’Airbus, dossier dans lequel l’Etat a su maintenir coûte que coûte son champion, Noël Forgeard, mais n’aurait pas pu intervenir comme actionnaire ? Je crois que tout électeur de bonne fois trouvera réponse à ces questions.
La confiance en Ségolène Royal est partagée par de nombreux Français
Est ce par hasard, si de très nombreux intellectuels se sont mobilisés pour Ségolène Royal, que Thomas Piketty, l’un des plus brillants économistes français et 26 de ses éminents collègues soutiennent son programme économique, que la Ligue des droits de l’homme partage largement sa vision de la France et appelle à voter pour elle, tout comme des fédérations d’associations de banlieue. Est ce par hasard que, par deux fois, le programme écologique de Ségolène Royal ait été bien mieux noté par des collectifs d’associations environnementales que celui de son adversaire d’aujourd’hui ? Est ce un hasard si des syndicats d’enseignants et des associations de parents d’élèves soutiennent son projet pour l’école ? Que Zapatero, Romano Prodi, Michèle Bachelet ou le maire de Berlin lui ont apporté son soutien ?
Ou enfin, que Jean-Marcel Jeanneney, trois fois ministre du général de Gaulle, un homme sage et libre, lui apporte son soutien public dans une lettre ouverte qu’il conclut sur ces mots « Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère. »
Ségolène Royal propose un projet pour la France et pour les Français
Ségolène Royal l’a montré durant toute cette campagne, elle a un projet pour la France et pour les Français ; je crois que nous pouvons très nombreux nous y retrouver, notamment autour de son aspiration à faire de la politique autrement.
Ségolène Royal, propose une 6e République qui réconcilie les Français et leurs représentants. Une République qui redonne aux élus de la Nation leur capacité d’agir. Une République dans laquelle le Président –la Présidente !- est responsable de son action tout au long de son mandat.
Une République dans laquelle les Députés reflètent la diversité réelle du pays et jouent pleinement leur rôle dans une Assemblée ayant retrouvé sa dignité perdue à force de tant de complaisance et de servilité. Une République dans laquelle les citoyens ont toujours leur mot à dire une fois les élections passées.
Une République du changement et du renouvellement pour remettre la France debout.
Une République du respect, de la justice et de la solidarité pour remettre les Français debout.
Cette République nouvelle est le chemin que Ségolène Royal propose à la France avec des engagements forts comme le non-cumul des mandats pour les parlementaires, l’introduction de la proportionnelle à l’Assemblée Nationale (toujours refusée par l’UMP), l’instauration d’un statut véritable de l’opposition qui aurait la présidence de la commission des finances, l’instauration de pratiques de démocratie participative ou le renforcement de la démocratie et du dialogue social.
Ce chemin n’est pas celui de la rupture ni de l’immobilisme, c’est un élan pour renouveler en profondeur la démocratie, c’est la volonté de rendre à l’action publique toute sa noblesse, et toute son efficacité.
C’est un chemin que Ségolène Royale propose aux Français de parcourir avec elle pour aller vers une République nouvelle. Pas une simple réforme pensée dans la précipitation par quelques uns au profit de quelques autres, j’allais dire, comme d’habitude.
Le rassemblement, une chance pour notre pays
C’est à une rencontre de la Nation avec elle-même que nous invite Ségolène Royal, comme la France a su le faire dans tous les grands moments de son histoire, à chaque fois que la crise était trop profonde. Ségolène Royal sait aussi que les majorités d’idée sont nécessaires pour faire avancer la France et que les Français attendent une pratique politique qui rompe avec les désaccords politiques systématiques et le principe de confrontation bloc contre bloc. Elle laisse la place à un dialogue le plus large possible entre les forces de progrès.
C’est dans cet esprit que Ségolène Royal s’est adressé au président du futur parti démocrate et à ses électeurs. A ceux qui ont trouvé ce débat illégitime, je crois qu’il est nécessaire de dire qu’aucun débat n’est jamais illégitime dans une démocratie. Je ne crois pas en outre que l’on puisse faire comme si les 18% de François Bayrou du premier tour ne correspondaient à aucune aspiration profonde. A la différence de l’UMP qui négocie le ralliement des députés UDF « pistolet sur la tempe », Ségolène Royal a pris acte de cette nouvelle donne politique. Que le débat avec le président du futur parti démocrate ait révélé des désaccords n’est pas une surprise, comment aurait il pu en être autrement entre deux candidats qui ont été adversaires ? Leur culture politique, leurs références ne sont pas toutes les mêmes. Beaucoup de sujets distinguent aussi Ségolène Royal du parti communiste ou des verts, mais le plus important, ce sont les convergences nombreuses qui existent, une certaine vision de la France et de la pratique politique et surtout la possibilité de débattre de ce qui fait divergence. C’est ça l’honneur d’une grande démocratie. En annonçant qu'il ne voterait pas Nicolas Sarkozy, je crois que François Bayrou fait aussi implicitement le choix de poursuivre le dialogue engagé avec Ségolène Royal et la gauche. Il fait sans nul doute le bon choix. Il faut rassembler la plus large majorité pour faire gagner la France.
Dimanche, nous aurons à nous prononcer sur deux personnalités, deux choix de société, deux visions de la France et du monde, deux façons de faire de la politique. J'ai eu l'occasion de vous parler sur ce blog des engagements de Ségolène Royal pour l'école, pour l'emploi, pour les PME, pour la recherche, pour l'environnement, pour l'Europe. Sa vision est dynamique, elle ne tient pas la croissance pour une donnée exogène à laquelle ont ne peut rien, mais comme un objectif que l'on sert de façon déterminée. En mettant l'éducation au cœur de son programme, en assurant de nouvelles sécurités professionnelles sur le mode de la flex-sécurité des pays nordiques, en encourageant le pouvoir d'achat et les salaires, en soutenant les PME, en investissant dans la recherche et l'innovation, en rénovant le dialogue social, Ségolène Royal nous propose d'engager une démarche globale qui permettra à la France de passer d'une économie d'imitation qui perd des emplois à une économie d'innovation qui crée de la richesse. Seule une croissance durable permettra de réduire significativement les déficits publics, de créer de l'emploi et de préserver notre modèle social tout en ayant une économie compétitive et conquérante. Cette vision dynamique de la politique est la vision de Ségolène Royal, elle est une vision pour les générations à venir.
Le 6 mai donnons une chance à notre avenir, votons Ségolène Royal !
Commentaires
1. Le vendredi 4 mai 2007 à 16:28, par ex de gauche
2. Le vendredi 4 mai 2007 à 17:35, par rico
3. Le vendredi 4 mai 2007 à 18:05, par Peckinpache
4. Le vendredi 4 mai 2007 à 18:42, par Oliv92
5. Le vendredi 4 mai 2007 à 20:18, par hafrit
6. Le vendredi 4 mai 2007 à 20:38, par Gérard ELOI
7. Le vendredi 4 mai 2007 à 22:04, par Guillaume
8. Le vendredi 4 mai 2007 à 23:05, par Peckinpache
9. Le vendredi 4 mai 2007 à 23:43, par Jacques Beauregard
10. Le samedi 5 mai 2007 à 10:09, par ex de gauche
11. Le lundi 7 mai 2007 à 17:14, par 52
12. Le lundi 7 mai 2007 à 18:21, par Marie
13. Le lundi 7 mai 2007 à 18:48, par Chris
14. Le lundi 7 mai 2007 à 19:33, par Sophie
15. Le lundi 7 mai 2007 à 21:05, par Félicitations
16. Le lundi 7 mai 2007 à 21:33, par hafrit
17. Le lundi 7 mai 2007 à 21:38, par mistral
18. Le lundi 7 mai 2007 à 21:51, par Khem
19. Le lundi 7 mai 2007 à 22:09, par Gérard ELOI
20. Le lundi 7 mai 2007 à 22:18, par slim
21. Le mardi 8 mai 2007 à 10:19, par hh
22. Le mardi 8 mai 2007 à 14:35, par Gérard ELOI
23. Le samedi 19 mai 2007 à 20:46, par Fred.
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