Capitalisme fou ?

Bourse de New YorkMême notre ministre de l’économie s’est émue de la nature du capitalisme mondial et le président en a appelé au G8 ! Chacun a semblé ou feint de découvrir la semaine dernière, en effet, la nature véritable du capitalisme mondial, la déréglementation, la libéralisation, la libre circulation des capitaux, le capitalisme actionnarial, les bulles spéculatives, la volatilité des cours boursiers et les hedge funds.
Oui, le dévoiement (consenti ?) de l’économie de marché nous a conduit dans un système sans contrepouvoir, sans régulation, sans éthique, où les déséquilibres multiples et la primauté donnée à une rentabilité de court terme du capital, font peser un risque permanent sur la croissance mondiale.

Profitons donc de l’occasion pour nous poser la question des outils de la régulation du capitalisme mondial, une régulation qui ne peut être, elle-même, qu’internationale et procéder d’une volonté politique forte et partagée.
L’objectif n’est pas de supprimer les marchés, ils existent et ont une fonction économique réelle, mais nous avons besoin d’autorités régulatrices pour contrecarrer un capitalisme financier en déconnexion de plus en plus grande avec l’économie réelle. Il faut décourager la spéculation et les profits à court terme. Il faut notamment favoriser les investissements productifs par une fiscalité incitative adaptée plutôt que la redistribution aux actionnaires (ça rappellera quelque chose à ceux qui avaient lu les propositions économiques de Ségolène Royal pendant la campagne) ou favoriser les investissement à long terme plutôt que les allers retours…

Pédophilie et récidive

Le cauchemar que le petit Enis a vécu est effroyable et soulève une fois encore la question de la prévention de la récidive des délinquants sexuels.

Alors que la loi sur la prévention de la récidive vient à peine d’être votée, les idées se bousculent ces derniers jours, certaines de bon sens, d’autres plus péremptoires. Le gouvernement en particulier semble distinguer la condamnation pénale, des soins proprement dits avec l’hypothèse avancée d’un enfermement à l’issu de la peine. Le sujet est d’une extrême complexité et il faut se garder de prétendre avoir la solution miracle, mais il faut rappeler quelques points de bon sens : le premier est pratique, c’est que c’est dès la condamnation que la prise en charge psychiatrique et médicale doit intervenir, le second est juridique, lorsqu’un condamné a purgé sa peine, je ne vois pas sur quel fondement juridique sa détention pourrait être prolongée. Rappeler ce principe n’exclut pas que des obligations de soin soient prescrites, mais à ce moment là dans un cadre hospitalier et non plus carcéral.

Comme l’indiquait Bruno Leroux, il y a quelques jours, « ce qui est important c’est la mise en place d’une politique de réinsertion pour chaque détenu et un plan de lutte contre la récidive par la prise en charge de toutes les pathologies dès l’application de la peine. » Mais là encore, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la réussite de toute politique réside dans une allocation de moyens à la Justice à la hauteur des enjeux. Les syndicats de magistrats pensent même que l’arsenal juridique est suffisant, mais que ce sont les moyens qui manquent.

Couac de canard

Enfin, je ne peux aborder cette chronique sans m’émouvoir du sort que la justice marocaine a réservé ces dernières semaines à un certain nombre de journalistes. Je ne connais pas le fond des propos tenus dans ces journaux, et je ne me prononce pas sur des cas d’espèce, mais je veux rappeler que la liberté de la presse et la liberté d’expression sont des principes indivisibles en France comme au Maroc.
Au moment où est discuté le nouveau code de la presse marocain, nous sommes nombreux, en France comme au Maroc, a en attendre de grands progrès, à la hauteur de ceux que Sa Majesté le Roi a été capable d’accomplir avec courage sur des sujets importants comme le code de la famille.

Les fêtes de la rose de la rentrée politique

rendez vous avec Ségolène à Melle Ségolène Royal à Melle le 25 août, Arnaud Montebourg à Frangy le 26 août et dans la foulée L’université d’Eté de la Rochelle du 31 aout au 2 septembre.

A bientôt donc...